Face aux réalités sociopolitiques du Mali le constat est amer et alarmant.
La Jeunesse qui constitue la couche la plus importante est présentée au tableau comme le dindon de la farce des accablements et errements politiques dont est sujet ce grand pays, le Mali.

Dans le reste du monde, si l’on promeut l’envahissement de la scène politique par la jeunesse, chez nous l’on nous fait croire que la jeunesse est immature. Cette philosophie la met dans la posture de l’incapacité à s’imposer.

Et si la jeunesse osait ?
La vieille classe politique ayant montré toutes ses limites face aux questions qui fâchent, l’accaparement du pouvoir par la jeunesse ne pourrait pas être une aubaine pour ce pays ?

J’entends déjà les murmures disant que les jeunes aussi ont eu leur mot à dire mais ont tout simplement échoué comme les vieux.

C’est bien cette mentalité qui constitue le frein à l’ émancipation politique de la jeunesse.
Certes les jeunes opportunistes il y en a, tout comme certains vieux qui jusqu’ici n’ont pas été cités dans les sales affaires, mais reconnaissons tout de même l’existence et à plusieurs niveaux des jeunes d’une probité absolue qui sauraient relever les défis de la bonne gouvernance afin d’imposer notre nation dans le concert des pays respectables.

Comment pourrait-on repérer ces jeunes ?
En réponse à cette question, je dirais tout simplement, jeunes du Mali unissez-vous.
De cette union peut naître des plates-formes des forums d’échanges inclusifs de réflexion afin d’extirper de l’ombre les plus déterminés qui n’ont de volonté que d’élever notre chère nation au rang des pays qui résistent aux maux dominants internes dont (la corruption, malversations, délinquances au sein de nos institutions et favoritisme…) et à la prédation de l’extérieur à savoir (néocolonialisme et l’impérialisme).

Est-ce possible ?
L’idée nourrie de l’impossibilité est l’apanage de la veulerie.
Je vois chaque jour, se naissent des mouvements de jeunes, les fronts se multiplient un peu partout et se créent au gré des humeurs et des intérêts.
Et si l’on transcendait cette phase de prolifération des fronts pour mettre en place un bloc uni-polaire ?
J’en appelle aux mouvements associatifs de jeunes engagés comme ( la Méritocratie, Cdr, Sofas, On a tout compris, bref tous les mouvements qui se réclament porteur de germe du changement),
J’en appelle aux jeunes leaders d’opinion engagés pour la cause du Mali,
J’en appelle aux artistes engagés,
J’en appelle aux simples citoyens engagés de s’unir au delà des clivages nourris des intérêts individualistes et partisans.
Ce pays est ce que nous avons le plus cher, alors
Unissons nos forces au sein d’un seul conglomérat afin de porter notre choix sur un des nôtres qui n’est mêlé ni de près encore moins de loin au système de cannibalisme érigé en mode de gouvernance.

Si je dis l’un des nôtres, il peut ne pas s’agir forcément d’un jeune frais, car le critère d’évaluation d’une personne ne saurait être restrictif à l’âge, jeune ou vieux.
Il est l’un des nôtres celui qui place l’intérêt du pays au plus haut de l’échelle.
Il est l’un des nôtres celui qui acceptera de partager les quotidiens de ses concitoyens même étant président quoique difficiles à supporter,
Ces enfants étudient dans nos écoles, ils se soignent lui et sa famille dans nos hôpitaux, il n’a pas de complexe à manger nos to, il n’a pas honte à porter nos tenues locales, il n’a pas de compte en banque à l’étranger…..bref un homme du peuple et qui se comporte comme tel sans tomber dans des dépenses inutiles et budgétivores !

Je veux tout simplement que de l’union des jeunes nous puissions nous donner comme mission :
Trier à peigne fin les hommes ou les femmes capables et de la trempe des leaders qui répondent aux critères ci-dessus énumérés.

Veiller scrupuleusement sur les actions publiques après la phase des élections des hommes ou des femmes que l’effort collégial et conjugué des jeune a porté haut au pouvoir.

Les jeunes unissons nous et ne nous laissons plus trimballés ni par les religieux qui nous manipulent en se servant de nous comme Talon d’Achille pour parvenir à leur fins, encore moins par des vieux qui tremblent face à un président français qui a l’âge de leur fils.

Soyons maîtres de notre propre destin, le Mali c’est nous et nul autre ne le fera à notre place.
Pour finir, j’en conclus avec cette dernière partie :

Seule la jeunesse consciente peut faire le Mali de nos rêves mais cela demeurera utopie tant qu’on luttera en rang dispersé.
En rang dispersé chacun aura certes son compte individuel.
À moins que cela ne soit le véritable but de nos luttes, nous nous devons nous surpasser et placer l’intérêt de la nation au dessus de tout autre intérêt à velléité partisane !

Mary Diallo !
Méritocratie malienne