Et la question est, qu’est ce qu’on fait maintenant ?

La tragédie qui a eu lieu au Cameroun, a ému tout le monde -presque car pas sûr que ce fut le cas pour Paul Biya-. Et après ?
Au Mali, en ce 21e siècle, il y a des quartiers en pénurie d’eau. Où il n’y a pas d’eau !!! Ne parlons pas des coupures d’électricité…
Dans ces quartiers il y’a des députés qui gagnent des millions par mois. Mais dans leur circonscription, il n’y a pas d’eau. Et les populations sont laissées à elles-mêmes.

Femmes, hommes et enfants, tous parcourent des kilomètres pour avoir accès à leur droit naturel : boire de l’eau. Préparer avec de l’eau. Se laver avec de l’eau.
Jouer avec de l’eau ? Tu n’oseras pas !!!
C’est notre Mali du 21e siècle. Notre Afrique du 21e siècle. Et le pis, est qu’avec toutes ces fautes politiques, IBK sera réélu en 2018. Or nous devrons tout mettre en oeuvre pour qu’il ne le soit pas… Notre convergence citoyenne doit commencer par cela.

Au Cameroun Paul Biya restera au pouvoir. Au Tchad, Idriss Déby et son boucan anti- F CFA d’avant campagne restera au pouvoir sans pour autant consacrer la fin du F CFA ni au Tchad ni en Afrique.

Que tel ne peut qu’être mon souhait de me tromper dans mes pronostics.

Pour ne pas me taxer de sale utopiste, “révolutionnaire” sur des réseaux sociaux, et comme, par une baguette magique je ne pourrai pas partir au Mali, au Tchad ou au Cameroun et tout changer d’un coup, et comme, je ne peux pas dire aux gens de marcher à ma place, d’aller à la guerre à ma place -moi je ne suis pas un free-rider moi-, -t’as la haine, tu la déverseras ailleurs pas sur moi -, ma solution est le vote.

Quelle solution ? J’entends. Il est temps de se débarrasser de ce construit social, qu’en Afrique, le vote ne change rien. Si tel est le cas, ça veut dire qu’on n’a toujours pas encore voté. Ni Macky Sall ni IBK ne peuvent le dire. Même au Niger on ne peut pas le dire. Si certains passent, c’est que d’autres Citoyens comme nous croient encore en eux. Il faut aller vers eux et converger ensemble.

Le vote sanction. Le vote utile. Ces députes, ces ministres et ce président qui, tous, ont pris part à ces réalités inqualifiables, ne doivent point avoir nos votes. Ils ne le méritent pas.

Il y’a encore des hommes politiques au Mali capables de tout renverser. Car après plus de 20 ans de (quoi déjà) nous avons vu que l’idée de l’expérience n’a rien donné. Sous d’autres cieux, on préfère d’ailleurs ceux qui n’en ont pas et qui n’ont peur de rien. Comparaison n’est pas raison mais il y en a à foison au Mali.

Critiquer c’est très bien. Mais nous sommes dans un système où tout a été fait pour que seul le vote demeure l’arme du changement à la disposition du Citoyen. Servons-nous de cela. Oublions les piques, les pelles et le sang. Avant de changer le système. Pour une fois, fais moi confiance. Changeons les hommes d’abord. Nous d’abord et eux ensuite. Et après le système si jamais on n’arrive à le choper.

#2018 renversons la table. Avant, faisons-le lors des prochaines élections municipales.