L’économie comportementale étudiée pendant des décennies nous prouvent que les êtres humains ne sont pas des acteurs rationnels. Nous ne prenons pas de décisions basées sur nos intérêts. Nous ne prenons pas de décisions qui maximisent notre avantage économique, nous ne choisissons pas les candidats politiques qui partagent nos préoccupations, nous ne soutenons pas les organismes de bienfaisance qui manifestent nos valeurs. Autrement dit, nous ne pensons pas la façon dont nous pensons ce que nous faisons.

Les recherches datant des années 1970 prouvent ce fait et notre comportement irrationnel a été démontré, à sa manière, et de façon prévisible.

Réalité : la démocratie est fondée sur l’idée que les gens sont des acteurs rationnels – que nous pouvons décider de ce qui est dans notre intérêt et puis nous agissons en conséquence. Et pourtant, cette croyance est manifestement fausse. En outre, depuis plus de 30 ans, les dirigeants politiques ont eu recours à des équipes de spin-doctors, des sondeurs et des experts des médias pour profiter de nos tendances irrationnelles.

Conséquence : les dirigeants politiques ont appris à parler dans des extraits sonores, utilisant un double langage. Ils font appel à nos émotions au lieu de nos esprits. Les Questions politiques importantes ne peuvent plus être expliquées, parce que ceux qui tentent de le faire sont considérés comme « trop intellectuel ». Notre monde, notre économie, notre gouvernement est beaucoup plus complexe que ce qui peut être exprimé dans un clip sonore. Le résultat est que les gens n’ont pas, et ne peuvent pas rassembler, suffisamment d’informations pour faire des choix rationnels pour eux-mêmes, et cela a permis à des politiciens et des courtiers en pouvoir de concevoir des lois qui favorisent leurs intérêts d’entreprise avides au détriment de la société dans son ensemble. Ces personnes sont autorisées à rester au pouvoir en présentant des perspectives limitées qui servent à manipuler nos perceptions sans aborder pleinement les enjeux.

Solution : un Gouvernement méritocratique, dans laquelle les décisions sont prises par des experts dans les champs appropriés, saura immédiatement surmonter cette manipulation et faux-fuyants des débats publics. Les personnes ayant l’expertise nécessaire pour bien comprendre une question ne seront pas induits en erreur par un double langage. Les politiques seront évaluées objectivement, et les décisions seront basées sur les propositions qui pourront effectivement atteindre les résultats souhaités, et non sur ce qui pourrait le mieux cadrer le débat pour faire mal paraître ses adversaires politiques.

Par ailleurs, les experts dans divers domaines tels que l’économie, la politique étrangère, la santé et l’éducation seront élus par leurs pairs pour siéger au sein des conseils de prise de décision qui sont responsables de questions relevant de leurs domaines d’expertise.

Effet : avec une gouvernance méritocratique, de mauvaises décisions par nos dirigeants vont rapidement être reconnues, parce que les personnes qui ont élu ces dirigeants seront également expertes dans les mêmes domaines.

Ainsi, les fausses années de promesses électorales qui ne semblent jamais se matérialiser deviendront une chose du passé. Il ne sera plus possible pour les dirigeants de se faire élire en trompant la masse, parce que d’autres économistes sauront si une nouvelle usine est bénéfique pour la politique économique ou pas, d’autres experts en politique étrangère vont savoir si un politicien choisit les pays partenaires pour l’amélioration de sa propre position dans le monde ou non, d’autres éducateurs sauront si les réformes de l’éducation sont efficaces ou non.

Les lois seront basées non pas sur l’influence politique de la personne ou telle partie du projet de loi, mais sur leur efficacité à atteindre leurs fins prévues.

Une approche fondée sur les preuves, une gouvernance scientifique à travers la dialectique remplacera le dogmatisme radical des partis politiques actuels.