Il n’y a aucune panacée dans le développement socio-politique et économique d’un Etat. Tout le monde le sait. Le Mali a expérimenté plus ou moins tous les systèmes politiques (à l’exception de la méritocratie), et ils ont tous échoué jusqu’à mettre en danger la République, son caractère et ses valeurs.
Et pourquoi pas la République?
Elle a échoué parce que les individus, les citoyens deviennent de plus en plus paresseux, prennent leurs libertés pour acquis et font aveuglement confiance au gouvernement. Ils sont censés contrôler les actions et les projets du gouvernement  sans oublier de s’impliquer et de jouer leur rôle civique et citoyen à leur tour.

Il serait naïf de penser que tout irait mieux si nous renversions le gouvernement actuel, changions sa forme et son système politique et économique. Ce n’est pas aussi facile que ça. Toutefois, notre volonté est que les citoyens deviennent actifs et se débarrassent de leurs vieilles habitudes afin que la méritocratie ne devienne pas la démocratie où, au lieu de réaliser le bien-être  du plus grand nombre, seulement une oligarchie monopolisera et détiendra tout le pouvoir et toute la richesse.

L’idéal serait, pour l’égalité des citoyens, de mettre en place la méritocratie comme système socio-politique et économique pour une République forte et qui protégera tous ses enfants. Mais pour faire de cet idéal une réalité, une remise en question est plus que nécessaire. Se remettre en question et questionner la pertinence du système actuel pour voir ce qui marche et ce qui ne marche pas. La prise de conscience est essentielle et doit conduire à des réflexions pour élargir nos visions des choses.
Encore une fois, l’éveil de conscience est crucial et la décolonisation des esprits, comme nous avons souligné à maintes reprises, est primordiale pour sortir de cet état de passivité et de laxisme afin de participer activement, citoyennement et politiquement à la vie de la Cité.

L’éducation, sous toutes ses formes, demeure notre seule arme et force pour espérer gagner le combat de l’espoir et de l’avenir. Ensuite, nous devons faire bon usage de ce que nous apprenons pour, non seulement le confort individuel, mais pour le bonheur commun. Ainsi, nous pourrons créer un Etat de droit et de justice, et mettre en place des politiques publiques qui bénéficieront à tous les Maliens.
Chacune et chacun d’entre nous est responsable de notre avenir collectif, et le fruit de nos interactions et nos contributions, différentes soient-elles, sera un Mali souverain et prospère.

Il nous est désormais urgent de sortir de cette léthargie, pour converger ensemble afin de faire le Mali de nos espérances. Et ensemble, nous y arriverons ou nous y succomberons.

La méritocratie est l’avenir du Mali. Nous sommes l’avenir du Mali.